Archives mensuelles : août 2014

David Forrest – B.U.G

b.u.g.-457396-250-400Résumé : En 2012, une équipe de chercheurs de Harvard annonce avoir encodé un livre dans de l’ADN synthétisé. Dix ans plus tard, le stockage ADN s’est démocratisé, balayant toutes les autres solutions de stockage. En 2025, quelque chose en émerge.

Cette courte nouvelle (je l’ai lue en un quart d’heure avec beaucoup de plaisir) va bien au-delà de la « simple » prouesse technologique du stockage ADN, qui n’est finalement qu’un prétexte pour esquisser une réflexion beaucoup plus profonde sur l’avenir de l’humanité. Excusez du peu !

Évidemment, en 26 pages, il est difficile de creuser le sujet. On est libre d’adhérer ou de ne pas adhérer aux thèses présentées, mais ce petit livre a le mérite de nous rappeler que nous sommes à la veille de bouleversements irréversibles à l’échelle planétaire (s’ils n’ont pas déjà commencé !), et qu’à force de se dire que « nos enfants trouveront la solution », personne ne commence vraiment à en chercher une.

Une fois ce constat fait, on peut se dire comme certains « à quoi bon ? », « l’humanité vaut-elle la peine d’être sauvée ? » ou au contraire prendre dès aujourd’hui des décisions pour garantir à notre descendance un futur moins sombre.

Je n’ai que peu de certitudes sur ces sujets, il est souvent difficile de savoir qui croire, on peut lire tout et son contraire. Ce qui est évident, c’est que l’humanité souffre aujourd’hui de certains de ses propres choix et que dans plusieurs millions d’années la Terre tournera toujours autour du Soleil, avec ou sans hommes. À nous de voir ce qu’on souhaite entre temps pour nos enfants, les enfants de nos enfants, les enfants des enfants de nos enfants…

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Veronica Roth – Divergent(e)

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Divergent ? Divergente ?

Après le battage médiatique lors de la sortie du film, il fallait bien que je me résolve à lire le livre dont tout le monde parlait. Je m’apprêtais à le lire en français (Divergente, donc) lorsque ma meilleure amie Carlotta, qui défend farouchement la VO, que ce soit pour les films, les séries ou les livres, m’a convaincue de le lire en anglais.

Pour moi qui n’avais jamais lu en anglais que des blogs sur Internet, ce n’était pas gagné ! Et pourtant, la simple découverte des traductions choisies pour les noms des factions m’a aussitôt décidée. Voyez vous-même :

En Anglais : Abnegation. Dauntless. Amity. Candor. Erudite.
En Français : Altruistes, Audacieux, Fraternels, Sincères, Erudits.

C’est à mon sens d’aussi mauvais goût que de traduire « Hogwarts » en « Poudlard » dans Harry Potter…

Autre argument de poids : alors que la version française pour kindle était à 12€99, il ne fallait débourser que 5€20 en anglais ! J’ai donc choisi de lire Divergent, sans « e ».

Venons-en au livre lui-même, ou plutôt à la trilogie, puisque l’histoire est découpée en trois volumes. Peut-être sentez-vous maintenant poindre sous mon clavier une pointe d’ironie. En effet, si dans certaines dystopies en plusieurs volumes, le terme de trilogie est tout à fait justifié en ce sens que chaque volume peut prendre son indépendance par rapport aux autres tout en s’inscrivant dans l’histoire globale, pour Divergent, on a davantage l’impression d’un seul grand livre en trois parties, chacune d’entre elles se retrouvant par conséquence relativement délayée. Et ce défaut a tendance à être de plus en plus accentué au fur et à mesure des tomes, le dernier n’apportant que vraiment peu d’éléments intéressants au-delà des quelques premiers chapitres dans lesquels l’essentiel est révélé au lecteur. Sans parler de l’alternance des narrateurs dans le troisième tome qui fait qu’on est toujours en train de se demander qui parle !

Bon, j’ai commencé avec pas mal de négatif, mais j’avoue que j’ai quand même bien accroché à l’histoire dans le premier volume ! La description des factions, et des divers rouages de ce monde particulier d’une Chicago post-apocalyptique est ce qui fonctionne le mieux dans cette histoire, et ça fonctionne vraiment bien. De plus, au-delà du monde imaginaire de l’auteur, on peut concevoir un parallèle avec le monde actuel, nos propres vies, nos propres choix, nos propres comportements, et ceux que l’on considère comme déviants…

Du point de vue de l’écriture, cette trilogie a été une bonne première expérience de lecture en anglais pour moi, la langue est facile à lire et fluide, et même parfois presque simpliste, autant que mon petit niveau d’anglais me permette d’en juger.

Côté personnages par contre, on aimerait un jour lire une dystopie où les héros n’auraient pas 16 ans. Je ne suis même pas certaine que pour des lecteurs ados cela apporte réellement quelque chose, et pour les autres, cela induit une histoire d’amour entre les personnages principaux, Tris et Four, qui manque de profondeur et qui traine à se développer.

Autre chose dont je me demande si elle est forcément inhérente à une dystopie : l’omniprésence de la violence, et l’importance qui lui est donnée dans le récit. Je n’ai pas compté les mots, mais je serais prête à parier que la plupart des bagarres dans le « dauntless compound » prennent plus de place que les quelques fois où Tris et Four s’embrassent. Alors, oui, je suis peut-être un peu « Peace and Love », mais j’assume !

Vous l’avez compris : je n’ai pas adoré Divergent. Dans le même genre, j’ai préféré de loin Hunger Games, où, malgré l’extrême violence, les relations entre les personnages étaient beaucoup plus fouillées et intéressantes, chaque volume plus riche en lui-même, les rebondissements plus surprenants.

Les liens amazon :
– en anglais :
Veronica Roth – Divergent
Veronica Roth – Insurgent
Veronica Roth – Allegiant

– en français :
Veronica Roth – Divergente
Veronica Roth – Divergente 2
Veronica Roth – Divergente 3

Charlie Bregman – Vivement l’amour

vivementlamour « Une fille, c’est compliqué. Une fois, ça vous regarde dans le blanc des yeux avec un sourire béat, et la fois d’après, ça ne vous regarde plus, ou alors d’un mauvais oeil, avec un regard accusateur ou un air qui vous prend de haut. »

Avis aux nostalgiques de leur adolescence : ce livre est fait pour vous ! Avec beaucoup d’humour, Charlie Bregman nous plonge dans les affres des premières amours et l’incompréhension des parents, dont les préoccupations sont évidemment en décalage total avec celles de leur progéniture.

L’écriture est fluide et agréable, et même les digressions se laissent lire  avec beaucoup de plaisir, j’ai dévoré ce livre en moins de temps qu’il ne m’en faut pour rédiger ce billet ! (J’exagère à peine…) Seul petit bémol, le héros est en troisième, et, si bon nombre de situations ont bien leur place au collège, certains aspects auraient peut-être plus leur place au lycée… à moins que personnellement, je n’aie vécu toutes ces expériences que plus tard ? Finalement chacun chemine à son rythme dans la découverte de l’amour !

Bref, « Vivement l’amour » est un premier roman très prometteur, on attend la suite avec impatience  ! (elle est prévue, l’auteur a récemment renommé son ouvrage sur amazon, qui devient ainsi le premier tome d’une série, intitulée « Ma vie est un sketch »)

Le lien amazon : Charlie Bregman – Vivement l’amour

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